Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Une
puissante coalition dintrts regroupe les laboratoires,
certains chercheurs et grands patrons travers le monde.
Automne
1994, les Franais dcouvrent quils sont menacs par un
nouveau virus : celui de lHépatite B. Le tapage mdiatique
est tel quentre 33 et 45 % de la population française
se fait vacciner. On sait le rsultat dsastreux de cette campagne
aujourdhui. Mais, pour les laboratoires SmithKline-Beecham
et Pasteur-Mrieux, la russite est totale. Rien que pour lanne
1995, ils se partagent environ deux milliards de francs. Un
pactole qui est le fruit de plusieurs annes de travail dun
puissant groupe de pression rassemblant les laboratoires et
certains chercheurs et grands patrons hospitaliers.
Ce lobby,
trs prsent au Parlement et dans les bureaux des ministres,
utilise une stratgie bien rode. Les laboratoires subventionnent
differentes associations et parrainent des colloques et symposiums
o grands patrons et chercheurs multiplient les informations
alarmistes sur la base de statistiques tronques qui surestiment
la gravit des maladies, mais minimisent ou ignorent les accidents
postvaccinaux. Radios, tls et presse crite sont largement
sollicites pour rendre compte de ces panels prtendument scientifiques.
Sans compter les nombreuses pages de pub medecins et pharmaciens
sont inonds de dpliants destins leurs patients.
Simultanment,
les bureaux ministriels sont sollicits pour developper les
vaccinations.La mme politique de marketing outrancier est utilise
par les organismes officiels (Comit franais dducation
pour la sant, Caisse nationale dassurance maladie) qui
ont russi imposer le vaccin triple rougeole-rubole-oreillons
et contribu la vaccination de masse contre lHépatite
B, faisant appel au besoin aux subsides des laboratoires.Ce
lobbying, luvre dans le monde entier, est trs
prsent au sein des organismes internationaux. Certes, le march
des vaccins (environ 20 milliards de francs en 1995) ne reprsente
que 2 ou 3 % du march mondial des medicaments, mais cest
le secteur qui connat la plus forte expansion (avec une croissance
de 10 15 % par an). De quoi attiser les apptits : SmithKline-Beecham
et Pasteur-Mrieux, les deux leaders mondiaux des vaccins, ont
chang de nom au dbut de lanne 2000. Le premier, aprs
sa fusion avec le laboratoire Glaxo, devient Glaxo-SmithKline,
le plus important groupe pharmaceutique mondial. Aprs fusion
de lAllemand Hoechst avec le Franais Rhne-Poulenc, Pasteur-Mrieux
qui tait une filiale de ce dernier devient Aventis Pasteur.
Tiers-monde
: les vaccins contre le developpement
Vacciner
tous les enfants de la plante contre six maladies : coqueluche,
diphtrie, poliomylite, rougeole, ttanos, tuberculose. Ce
programme gigantesque, mis en uvre depuis 1974 par lUnicef
(Fonds des Nations unies pour lenfance) et differents
partenaires comme la Banque mondiale, atteint chaque anne prs
de 80 % des enfants de moins de 12 mois. Outre les vaccinations,
lUnicef axe son action sur la rhydratation orale, lallaitement
maternel, lapport de plaquettes de protines, le planning
familial. Des mesures utiles, mais ne rpondant qu une
stratgie de soins slectifs, sans vision densemble, dnonait
le manifeste dAnvers sign en novembre 1985 par quarante
spcialistes de sant publique. Tout loppos de la politique
globale de soins de sant primaires adopte par lOMS en
1978. Cette politique tait conue en partenariat avec les populations,
afin de dfinir avec elles leurs vrais besoins et prendre en
compte leurs conditions de vie et leur environnement.
Les vraies
priorits : lhygine et lapprovisionnement en nourriture
et en eau propre (5 millions de dcs par an sont dus aux eaux
contamines), rendus plus difficiles avec les guerres, les dplacements
de population, les crises conomiques et sociales.Lors du Sommet
conomique alternatif de Houston, en 1990, tenu en parallle
du G7 (Sommet des sept grands pays industrialiss), le Pr Banerji,
professeur de sant publique New Delhi, expert auprs de lOMS
et lun des signataires du manifeste dAnvers, critiquait
vivement le programme des vaccinations de lInde : absence
de donnes pidmiologiques srieuses, surestimation des taux
de vaccination, dissimulation des accidents postvaccinaux, cot
lev des vaccinations massives. Pour le Pr Banerji, qui nest
pas un opposant de principe aux vaccins, les programmes de vaccination
sont rpandus dans le monde entier sur la base dune propagande
mensongre, sans que lampleur relle des problmes de
sant ait t mesure. Ils ne servent qu crer un march
des vaccins. Au lieu de servir la sant des pays du Sud, ils
naboutissent qu les asservir un peu plus.Le manifeste
dAnvers et plusieurs textes du Pr Banerji ont t publis
par la revue de la Ligue pour la libert des vaccinations