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Santé - L'Impatient,
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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Quil
sagisse de protection individuelle ou de protection collective,
les arguments employs pour dfendre lefficacit des vaccins
relvent plus de la croyance que de largumentation scientifique.
Les
vaccins sont-ils vraiment efficaces pour la protection individuelle
?
On entend
souvent dire que les vaccins ont un taux defficacit qui
varie entre 90 % et 100 %. Encore que les vaccinalistes aient
d rviser la baisse leurs taux defficacit contre la
grippe, la tuberculose (BCG), le cholra et mme la coqueluche.
Bien quils soient responsables de moins deffets
indsirables, la France a mis des annes adopter les nouveaux
vaccins anticoquelucheux dits acellulaires , car nos spcialistes
les considrent comme moins efficaces que les anciens vaccins
dits entiers . Mais certaines tudes comparant les deux vaccins
ont au contraire montr pour les vaccins entiers une efficacit
largement infrieure celle habituellement reconnue (Le Quotidien
du medecin, 8 fvrier 1996). En fait, lorsque les spcialistes
parlent de lefficacit dun vaccin, il sagit
le plus souvent du pourcentage dindividus produisant des
anticorps. On oublie de prciser que cela ne prouve pas que
tous ceux qui ont des anticorps sauront se dfendre contre la
maladie. Seules des tudes comparant lincidence de la
maladie chez des populations vaccines et des populations non
vaccines peuvent mesurer lefficacit relle des vaccinations.
Il y a trente ans, il y avait trs peu ou pas dtudes
cliniques pour les vaccins de lpoque : variole, BCG,
diphtrie, ttanos, et on se contentait du taux danticorps.
Aprs lpidmie de polio qui toucha de nombreux vaccins
au Sngal et en Gambie, en 1986, le Pr Drucker dclarait :
On navait jamais pu observer de maniere aussi nette
un tel dcalage entre la protection srologique que lon
croyait assure et la ralit clinique (Le Monde, 3 fvrier
1987). Aujourdhui, les tudes cliniques concernant les
nouveaux vaccins sont plus nombreuses. Mais elles restent en
nombre encore insuffisant, montrent souvent des discordances
selon les rgions et napportent pas de renseignements
sur la protection long terme des vaccinations. Or les pidmies
de coqueluche, de rougeole, rubole et oreillons qui se multiplient
chez les adolescents et les jeunes adultes montrent que la protection
vaccinale ne dure, dans ces cas, que quelques annes.
La
couverture vaccinale protge-t-elle vraiment la collectivit
?
La couverture
vaccinale (nombre de sujets vaccins dans une population donne)
est aujourdhui lune des bases de la protection collective.
Pass un certain taux, on parle de barrire dimmunit,
la maladie disparatrait, les sujets receptifs ntant
plus suffisamment nombreux pour transmettre la maladie. Dans
son livre Vaccinations (d. Masson), le Pr Rey estime quun
taux moyen (50 %) peut enrayer une pidmie, mais non radiquer
totalement linfection. Un taux de 60 % 80 % peut tre
suffisant, prcise-t-il, pour faire disparatre certaines infections
comme la diphtrie et la variole. Mais un taux plus lev serait
ncessaire pour radiquer les plus contagieuses : 90 % pour
la rougeole, selon le Pr Rey, 95 % selon les experts de lInserm,
rejoignant en cela le taux rclam par lOMS. Lors dune
pidmie on constate que, quand suffisamment dindividus
ont t contamins et ont acquis une immunit naturelle, la
maladie ne peut plus se transmettre. Mais les conditions naturelles
de dclin des maladies infectieuses, trs variables dune
affection une autre, restent mystrieuses. Les stratgies
vaccinales prtendent reproduire ce phenomene naturel, en dfinissant
une couverture vaccinale optimale...