Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Un matin
de lautomne 1994, la France se rveille en dcouvrant
avec stupeur quelle est envahie par un nouveau virus :
celui de lHépatite B. Les adolescents tant les premiers
menacs, des campagnes de vaccinations commencent dans les collges.
Le tapage mdiatique fut si fort quentre un tiers et la
moiti de la population française se fait vacciner. lannonce
de cette nouvelle pidmie, le journal Alternative Sant - LImpatient
charge Rgis Pluchet dune enqute.
Cest
ainsi que nous dcouvrons que si lHépatite B peut avoir
des consquences certes fort graves, cest une maladie
rare et en diminution chez nous. Contrairement ce quon
nous rpte sur tous les tons, elle ne concerne que quelques
groupes particuliers de la population et ne se transmet pas
par la salive. la lecture de la presse medicale spcialise,
nous dcouvrons que le vaccin nest pas toujours anodin
et quil peut provoquer quelques accidents post-vaccinaux,
rares mais graves. Une enqute de lAgence du medicament
(aujourdhui Agence des produits de sant), qui lpoque
navait pas t rendue publique, recense de nombreux cas
de sclroses en plaques et de troubles neurologiques graves,
sans toutefois conclure avec certitude un lien de cause
effet.
Au journal,
on sinterroge sur les risques de multiplication de ces
effets, travers une vaccination aussi massive et injustifie.
Dans les semaines qui suivent, nous recevons les premiers tmoignages
daccidents neurologiques. Leur publication en entrane
dautres. En juin 1996, dans la premire dition de ce
Guide des vaccinations hors-srie, nous lanons une alerte,
dnonant les mensonges des laboratoires, rpercuts par les
pouvoirs publics. Confronts un afflux de tmoignages daccidents,
souvent trs graves, chez des adultes, mais aussi chez des enfants
et des adolescents, nous dcidons une campagne pour un moratoire
des vaccinations dans les collges et un recensement des accidents
postvaccinaux.
partir
doctobre 1996, nous avons au fil des mois publi plus
de cent vingt tmoignages. Nous ne prtendions pas que tous
ces rcits prouvaient scientifiquement que les vaccins taient
responsables des accidents. Mais ils se recoupaient de maniere
troublante et recoupaient les observations qui commenaient
se multiplier dans la presse medicale. Alors que les victimes
taient en butte aux dngations dune grande partie du
corps medical, nous demandons que leurs cas soient tudis et
quune aide leur soit apporte. Pour que leurs dossiers
soient pris en considration, nous adressons un questionnaire
medical tous ceux qui nous ont contacts et, sur cette base,
est constitu le Rseau pour lvaluation du vaccin Hépatite
B (Revahb). Pendant plusieurs mois, la presse garde un silence
complet sur nos informations. Elles sont ensuite peu peu reprises
par certains mdias, mais sauf rares exceptions, les journaux,
suivis par le secrtaire dtat la Sant, se contentent
de dnoncer ce quils considrent comme des rumeurs, sans
jamais aller enquter auprs des victimes. Au cours de lanne
1998, la vrit vient progressivement au jour, des enqutes
sont lances. Le 1er octobre 1998, Bernard Kouchner, secrtaire
dtat la Sant, dcide de suspendre la vaccination dans
les collges au nom du principe de prcaution. Un retournement
confirm au dbut de lanne 2000.